samedi 3 juin 2017

Soutenons la proposition d'un Parc de la Marque!

Lors d'une réunion très intéressante organisée par le Conseil en Architecture, en Urbanisme et en Environnement du Nord, Pierre Dhénin, qui a été naguère chargé par Pierre Mauroy de porter le projet de Parc de la Deûle, confiait qu'il aurait été, somme toute, plus facile de mener à bien le projet d'un Parc de la Marque.

Et pourtant, il n'existe pas encore de Parc de la Marque.



On voit bien cependant l'intérêt d'avancer un tel projet :

- il donnerait pleinement corps au concept de "trame verte et bleue" sur un territoire continu de Mons en Pévèle, source de la Marque, à Marquette, son arrivée à la Deûle, en y incluant le canal de Roubaix;
- il fédérerait les communes riveraines autour d'un projet fédérateur, à l'image de ce qui a été possible pour le Parc de la Deûle;
- cette perspective permettrait aussi de dynamiser la procédure de mise en place du Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau , après l'adoption du Plan de Prévention des Risques d'Inondation.

Beaucoup a déjà été fait dans les quarante dernières années, quand on se souvient de l'état de la Marque à cette époque : un égout à ciel ouvert dans certains endroits. L'intérêt paysager et écologique de la Marque  a été redécouvert. Certaines communes en ont fait un atout touristique.
 Et même : certaines friches industrielles, notamment le long de la branche de Croix, ont vu renaître des espaces naturels, la végétation a repris ses droits (voir ses "ripisylves" sur la photo)

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin?

Le principal affluent de la Deûle et notre Métropole au sens large méritent bien  la perspective d'un Parc de la Marque, pourtant encore absente du SCOT.

La réalisation du PLU intercommunal peut être l'occasion de s'inscrire dans cette perspective, d'abord  par la réalisation de son Inventaire du Patrimoine Écologique et paysager que par son règlement,  qui doit notamment protéger et reconquérir les berges de la Marque en l'attente d'un SAGE que nous espérons ambitieux.

Mais au-delà de cet aspect réglementaire, il doit y avoir une volonté politique forte . Pour que cette volonté politique existe, il faut créer un puissant mouvement d'opinion en sa faveur. Chacun d'entre vous le peut en exprimant son soutien à ce projet via la consultation mise en place par la MEL :
jecarticipe.lillemetropole.fr

Exprimez vous! Soutenez cette initiative!

D'avance, un grand merci.

Wasquehal en Transition
Association membre de la MRES


mardi 7 mars 2017

CONSTRUIRE et AMÉNAGER AUTREMENT

Annexe à la contribution de Wasquehal en Transition

Nous nous sommes attachés à valoriser, dans les contributions précédentes, notre patrimoine architectural et paysager, la nécessité de recréer des espaces verts et de maintenir les quelques parcelles agricoles qui subsistent dans notre commune.

Nous ne sommes naturellement pas opposés à ce que des constructions nouvelles soient réalisées, sous réserve qu'elles soient faites sur une partie des friches commerciales et industrielles ou en renouvellement urbain .

Autant nous sommes attachés au respect du patrimoine architectural et paysager, autant il nous
semble qu'en matière de constructions urbaines ou de renouvellement urbain, nous devons mettre en
oeuvre d'autres conceptions, et, sans doute aussi, ne pas craindre une certaine audace architecturale :
l'immeuble, la rue ou le quartier du XXIème siècle ne peuvent être à l'imitation des standards
architecturaux du XXème siècle.

Verdir !


Nous avons déjà signalé le manque d'espaces verts dans notre commune. Nous pensons qu'on peut,
dans les constructions et opérations de renouvellement à venir compenser partiellement ces
manques en verdissant constructions et aménagements, et en répondant ainsi aux enjeux du climat
et de la biodiversité .
Il s'agit d'y intégrer :
- un coefficient de biodiversité élevé ( par des toitures terrasses végétalisées, des aires de
stationnement végétalisées, l'intégration dès le départ du projet d'espaces verts et jardins
partagés…) ;
- un « frontage » éloignant les logements de la voirie, ce qui permet un meilleur ensoleillement, et
une végétalisation des espaces non bâtis, mais le cas échéant aussi des façades ;
- le choix d'une bonne densité, pour économiser les espaces imperméabilisés, par exemple en
préférant maisons de ville et petits immeubles à l'habitat pavillonnaire, dévoreur d'espaces et
inadapté pour une commune en coeur d'agglomération.
- de larges trottoirs qui peuvent eux aussi faire l'objet d'une végétalisation partielle, complétée
ultérieurement à l'initiative des habitants (grâce au « permis de végétaliser »).

- des bandes et pistes cyclables dès l'origine du projet (en évitant les aberrations du clos Saint
Nicolas!).
- en bordure de rivières ou de plans d'eau, des aménagements respectueux des ripisylves (végétation
naturelle des berges) et excluant toute imperméabilisation (ou « bétonnisation », comme on
voudra!) des rives.

La Métropole de Strasbourg a adopté, en décembre 2016, un Plan Local d'Urbanisme qui donne sur
ces sujets de nombreuses pistes intéressantes pour notre Métropole et notre commune

Une piste intéressante pour de nouvelles constructions: la toiture végétalisée

La toiture végétalisée, dans une ville très « minérale » et imperméabilisée, présente l'intérêt d'avoir
un excellent coefficient de biodiversité. C'est une technique très ancienne qui a été redécouverte en
Europe il y a plusieurs décennies. Même si, techniquement, elle suppose une parfaite étanchéité et
suppose un bon savoir-faire de l'entreprise, elle présente de nombreux avantages :
• La fixation des poussières atmosphériques et des pollens. En effet, ce qu'on appelle
l'« évapotranstiration » des terrasses plantées élève l'humidité de l’air et favorise donc la
formation de rosée, indispensable à la fixation des poussières et des pollens en suspension
dans l’air. Les particules de plomb, de carbone, les matières organiques particulaires ou de
faible densité sont fixées dans le substrat ou nourrissent les bactéries, plantes et insectes qui
s’y développent. Ainsi, tout en étant affectées par la pollution, ces terrasses peuvent aussi
contribuer à dépolluer l'air urbain.
• Une augmentation de la superficie disponible en espace de nature sauvage ou non, accessible
ou non, mais aussi le cas échéant en espace de loisirs, ce qui soulagera les milieux naturels
surfréquentés, tout en diminuant le trafic et ses nuisances.
• Des effets bénéfiques sur le climat, les microclimats, l’hygrométrie, et donc sur la santé et le
bien-être des habitants.
• De nombreux effets bénéfiques sur la biodiversité . Une partie de la vie sauvage retrouve des
habitats de substitution, et des équilibres naturels se recréent.
• Une certaine faune associé trouve ainsi des îlots où sa survie est possible. On peut
également associer un rucher à la toiture végétalisée, ce qui permet notamment la
réintroduction des abeilles en ville, indispensables à la pollinisation de certains végétaux.
• La reconstitution partielle d'un maillage écologique et parfois de corridors écologiques , qui
autorisent au sein de la ville la circulation des espèces animales et végétales, les flux de
gènes indispensables à la survie des espèces et à leur adaptation au milieu.
• Un impact très positif sur l’eau avec une filtration et une épuration biologique des eaux de
pluies, par exemple, des métaux lourds .
• Une régulation des débits hydriques, surtout dans un secteur, comme Wasquehal, où le
risque « inondation » subsiste, . Les toitures représentent jusqu'à 20 % des surfaces de nos
villes. Les eaux de pluies qui tombent sur les toits sont ensuite acheminées vers les égouts
pluviaux. Ceci surcharge les égouts et les stations d'épuration d'eau tout en causant parfois
des inondations de sous-sols. À l’image d’une éponge, la toiture végétalisée accumule l’eau
dont une partie est utilisée par les plantes, une autre est évaporée et une autre évacuée par les
canalisations avec un retard favorisant le bon écoulement. Annuellement, un toit végétal
pourrait absorber jusqu'à 50 % de la quantité d'eau tombant sur les toits, permettant ainsi une
réduction des coûts de traitement de l'eau de 5 à 10 %.
• Les villes sont toujours plus chaudes que les campagnes . Le réchauffement excessif des
toitures, du béton, de l'asphalte des rues et de la maçonnerie extérieure des murs réchauffe
l'air environnant de quelques degrés supplémentaires.
Selon une étude du Ministère canadien de l'Environnement, la présence de toitures vertes sur
seulement 6 % des toits des villes canadiennes ferait descendre la température d'environ
1,5 °C .


Par ailleurs, la toiture végétalisée est un excellent isolant phonique et thermique.
En métropole, un certain nombre de bâtiments (Collège Marie Curie à Tourcoing…) ont déjà des
toitures végétalisées. Des villes les prévoient aussi dans leurs PLU (Paris, Grenoble, Strasbourg…)
Dans une ville comme Wasquehal, qui doit absolument réguler les débits d'eaux pluviales en rapport
avec le risque « inondation », les nouveaux projets d'habitats, comme de nouveaux bâtiments
publics, auraient tout avantage à utiliser cette technique très ancienne et éprouvée.

mercredi 1 mars 2017

Une charte et une journée de l'arbre à Wasquehal?

Nous poursuivons nos articles concernant le Plan Local d'Urbanisme et continuons de dessiner ce que pourrait être une ville de Wasquehal en transition vers une cité pleinement écologique.

Cette semaine, nous abordons  la question des arbres en ville.
  
Les arbres jouent un rôle majeur dans le fonctionnement écologique terrestre  , en raison de leur capacité à stocker le carbonne  , ils prennent une part active dans le cycle de l'eau  et contribuent de manière générale à être sources et refuges de biodiversité.
Ils constituent aussi pour les sociétés humaines une ressource considérable de matériaux), de denrées et de multiples services.
La ville du XXIème siècle se doit de les protéger, et même d'augmenter leur présence et Wasquehal y a d'autant plus intérêt qu'elle est située dans une agglomération fort polluée, que les nappes phréatiques y affleurent et que le risque inondation subsiste.
Nous avons, à Wasquehal, des arbres remarquables : Les arbres remarquables constituent un patrimoine fondamental source de biodiversité, de paysage et de biomasse. 

Certains nous procurent bien être, émotions et reflètent notre histoire et nos traditions. Un certain nombre arbres remarquables de notre ville  se trouvent dans les parcs et jardins publics, mais aussi dans des jardins privés. Parfois invisibles de l’extérieur, il nous semble essentiel que ce patrimoine soit mis en valeur et protégé.

Quelques critères :
- un âge avancé,
- des critères physiques : hauteur, circonférence du tronc,….
- une histoire : témoin de faits historique, planté lors d’un événement,…
- un critère esthétique : morphologie et physionomie...

Comme à Tourcoing, réalisons-en l'inventaire!

Au-delà, nous proposons que, chaque année, la municipalité ait une charte de l'arbre en ville qui s'impose à tous, restreigne sérieusement leur abattage en rendant obligatoires dans ce cas de nouvelles plantations, et encourage la plantation d'arbres.

Une journée de l'arbre pourrait être organisée par la commune, fin novembre, en mobilisant ses propres services (pour les espaces verts communaux), les particuliers, associations et entreprises pour la plantation d'arbres,  dont un certain nombre d'arbres fruitiers, dans la ville, en lien avec l'Espace Naturel Lille Métropole. L'objectif qui nous semble réaliste, compte tenu de la superficie communale et de sa population, serait de planter , toutes contributions confondues ,1000 arbres par an, en référence à l'exemple de la commune de Ronchin.


La plantation récente d'arbres fruitiers autour de la ferme Dehaudt est une bonne initiative, mais qui peut et doit être amplifiée.